24.06.2008
Un référendum pour la Turquie?
Source : Le Figaro
Turquie dans l'UE : pas
de référendum obligatoire
Samuel Potier (lefigaro.fr), avec AFP
24/06/2008
Le Sénat poursuit son toilettage de la réforme des institutions. Quitte à contredire directement l'Assemblée nationale sur plusieurs points-clés du texte. Dernier exemple en date cette nuit en séance plénière, lorsque les sénateurs ont supprimé, par 297 voix contre 7, un amendement introduit par les députés dans la réforme des institutions rendant obligatoire un référendum pour une adhésion éventuelle de la Turquie à l'Union Européenne.
Ils ont ainsi confirmé un premier vote en ce sens en commission des Lois lors d'un examen préparatoire du projet de loi il y a une dizaine de jours. Sous la pression de plusieurs dizaines de députés UMP, l'Assemblée avait en effet adopté le 29 mai en première lecture un amendement rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'Union européenne de pays représentant plus de 5% de sa population, ce qui concerne tout particulièrement la Turquie.
Les sénateurs sont revenus ainsi à la rédaction initiale du texte de la réforme qui supprime l'automaticité d'un référendum pour tout nouvel élargissement introduite dans la Constitution en 2005 par Jacques Chirac, alors président. Ce sera au président de la République qu'il reviendra de choisir entre ratification par voie parlementaire ou référendum de toute demande de nouvelle adhésion à l'UE. Tous partis confondus, hormis les communistes, les sénateurs ont dénoncé un amendement «offensant» et «discriminatoire» pour la Turquie «pays allié et ami».
Blanc : «On ne montre pas du doigt un pays ami»
La garde des Sceaux, Rachida Dati qui en commission avait jugé la solution des députés «équilibrée», s'en est cette fois-ci remise «à la sagesse» du Sénat. «Cet amendement a suscité des controverses et le gouvernement ne peut y être insensible, il est confiant dans la capacité du parlement de faire émerger une solution durant les navettes» parlementaires, a-t-elle ainsi déclaré.
«On ne montre pas du doigt un pays ami», a lancé Jacques Blanc (UMP). «C'est une disposition scandaleuse, indigne et méprisante pour ce pays» a renchéri Alima Boumédiene-Thiery (Verts). «On a le droit d'être pour ou contre l'adhésion de la Turquie mais on a pas le droit de se cacher derrière une rédaction hypocrite», a poursuivi de son côté Bernard Frimat (PS). «C'est l'occasion pour nous ce soir de donner à ce grand pays un témoignage d'amitié», a martelé le président de la Commission des Affaires étrangères Josselin de Rohan.
Début juin, le gouvernement turc avait fait part de son «irritation» à propos de l'amendement de l'Assemblée. Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a mis en garde les parlementaires contre le risque de «rupture plus grave qu'on ne le croit» avec Ankara, induit par ce référendum obligatoire. Ce vote devrait provoquer une levée de bouclier parmi les députés souverainistes de l'UMP qui voudront faire entendre leur voix lors de la deuxième lecture du texte à l'Assemblée nationale. La partie de ping-pong entre les deux Chambres du Parlement peut continuer.
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31.03.2008
Des Jeux Olympiques très politisés
Les Européens divisés
sur les JO de Pékin
Alain Barluet
28/03/2008
Il incombera à la France , qui présideral'Union au moment des Jeux, de parler d'une seule voix. Les Vingt-Sept en discutent aujourd'hui en Slovénie.
Faut-il assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin pour protester contre la répression chinoise au Tibet ? La question figure au cœur de la réunion des chefs de la diplomatie européenne, aujourd'hui à Brdo, en Slovénie. À Londres, jeudi, Nicolas Sarkozy a joué la montre, témoignant du casse-tête auquel lui et ses partenaires sont confrontés. «J'espère bien qu'on va mettre à profit ces mois qui nous restent pour que la situation s'apaise et, partant, en fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture», a-t-il dit. Le chef de l'État, qui prendra la présidence de l'UE le 1er juillet prochain, a également déclaré qu'il se devait de consulter à ce propos les Vingt-Sept.
Ceux-ci apparaissent largement divisés. Certes, la plupart des États membres se réfugient, comme la France , derrière une attitude attentiste, réservant leur décision définitive afin d'inciter Pékin à entamer un dialogue avec le dalaï-lama. «Nous avons cinq mois pour voir venir», a expliqué la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
La Pologne , quant à elle, a pris position en faveur du boycott. «Je n'ai pas l'intention de participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux», a déclaré jeudi le premier ministre Donald Tusk, jugeant «la présence d'hommes politiques inopportune». À l'inverse, le Royaume-Uni, qui organisera les Jeux olympiques de 2012 et qui n'a aucun intérêt à s'associer à un boycottage risquant de se retourner contre lui, a décidé d'y participer au plus haut niveau. Sans aucun état d'âme apparent. «Nous sommes pleinement engagés à soutenir les JO», a expliqué le secrétaire au Foreign Office, David Miliband. «Nous voulons que ce soit un succès et je pense qu'il est juste que le premier ministre nous représente», a-t-il dit.
«Recoller les morceaux»
Une troisième catégorie de pays adopte une position médiane. Ainsi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré que ni Angela Merkel, ni lui-même, ni le ministre allemand des Sports n'avaient envisagé de se rendre à la cérémonie : «Dès lors, il n'y a donc rien à annuler». C'est à Nicolas Sarkozy qu'il appartiendra de «recoller les morceaux» d'une UE partagée. Confronté à une crise qui prend de l'ampleur, le président de la République s'efforce de jouer tactique. Un œil sur l'état de l'opinion, il doit également tenir compte de la pression internationale croissante sur Pékin.
Sachant aussi que, comme nombre de pays, il ne veut pas, ne peut pas, prendre à rebrousse-poil la Chine , partenaire économique et diplomatique de premier plan. «Il ne faut pas pousser la Chine à adopter un réflexe nationaliste», argumente-t-il, s'estimant bien placé pour faciliter un dialogue entre le chef spirituel des Tibétains et Pékin. Les diplomates, à l'Élysée notamment, s'activent dans ce sens, s'efforçant, selon l'un d'eux, de tenir une ligne «à la fois ferme sur les principes mais qui n'agite pas le chiffon rouge» devant les responsables chinois sur la question pour eux ultrasensible du Tibet. La voie est bien étroite. Et au chronomètre, chaque seconde nous rapproche du 8 août…
17:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jeux olympiques, chine, tibet, union européenne
16.09.2007
Union Européenne : journée contre la peine de mort ou journée de la vie?
La Pologne s'est opposée, jeudi 6 septembre à Bruxelles, à la création d'une Journée européenne contre la peine de mort susceptible d'avoir lieu le 10 octobre. A la place, la Pologne dirigée par les frères Kaczynski, propose une "Journée de défense de la vie" qui condamnerait la peine de mort mais aussi l'avortement et l'euthanasie.
Pour la Pologne, la Journée contre la peine de mort est sans intérêt car la peine de mort est déjà abolie dans tous les pays européens. La présidence portugaise de l'Union européenne a fait remarquer de son côté qu'il "n'y a pas de politique européenne sur l'euthanasie et l'avortement, alors qu'il y en a une pour la peine de mort".
Source : Genethique.org
Remarque : Le Forum des Républicains Sociaux a mis en place le 26 juillet dernier une Plate-Forme VIE avec un double objectif :
-faire des propositions politiques concrétes,
- se donner les moyens de les défendre.
Sous la houlette de Marie de Nicolay (conseillére de Christine Boutin sur les questions relatives à la VIE, déléguée régionale FRS), trois groupes de travail sont en cours de constitution : bioéthique, accueil de la vie, fin de vie.
La défense de la VIE est l'affaire de tous, les jeunes du FRS en sont conscients. Par leur volontarisme et leur volonté de faire émerger un véritable débat public sur la VIE, ils auront toujours à coeur de s'engager pour une société protectrice de toute vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle.
Contact Marie de Nicolay : marie.denicolay@wanadoo.fr
11:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vie, Boutin, FRS, Union Européenne



