17.03.2009
La Chine, premier pollueur mondial et... nouveau géant des "marchés verts"
La Chine...
nouveau géant
des «marchés verts»
17/03/2009
Fabrication d'un panneau solaire à l'usine Suntech Power de Wuxi, en Chine. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Eoliennes, panneaux solaires, batteries pour les voitures électriques… La Chine est devenue le leader mondial des technologies propres. Avec GreenUnivers.
Dans l'éolien, les fabricants chinois - et filiales chinoises de groupes occidentaux - de composants ont fourni plus de 56% des équipements mondiaux en 2007, selon le Global Wind Energy Council (GWEC), contre 41% en 2006. Et leur part de marché devrait augmenter significativement à l'avenir. Leur capacité de production atteint environ 8 GW et devrait grimper à 12 GW en 2010, selon le GWEC.
Le pays comptait, fin 2007, 40 gros producteurs de composants d'éoliennes comme Goldwind et Sinovel Wind, les deux plus grands, mais aussi Dongfang, Windey ou encore Sewind. Ils commencent à exporter leurs pales au Japon et en Europe, et comptent bien fournir bientôt les Etats-Unis.
Le marché mondial de la fabrication pèse déjà 8,6 milliards de dollars par an. Sinovel en serait le numéro un, alors qu'il n'était que dixième en 2007, selon son partenaire américain AMSC.
General Electric (GE), l'un des plus gros fabricants mondiaux d'éoliennes, a annoncé de grandes ambitions pour accroître ses livraisons sur le marché chinois, le marché qui connaît le plus rapide développement mondial. GE a annoncé qu'il allait doubler ses livraisons d'éoliennes en Chine en 2009, à 320 unités, contre 159 en 2008. Mais, comme ses rivaux Gamesa et Vestas, qui eux aussi ont récemment remporté de gros contrats, General Electric précise que le matériel livré sera fabriqué… dans ses usines chinoises.
Le leader mondial des éoliennes, le danois Vestas, a lui aussi décidé d'accroître massivement sa production en Chine en investissant plus de 350 millions de dollars sur son site de Tianjin. Vestas China a déjà annoncé, fin décembre, avoir obtenu des commandes de 100 MW de la part du développeur de parcs éoliens China Guangdong Nuclear Wind Power Company, ce qui fait de Vestas China le premier fournisseur étranger en Chine. Vestas possède aussi un site en Mongolie et, au total, emploie déjà 1.800 personnes dans le pays.
La Chine veut, d'ici 2010, plus que doubler sa production d'énergie éolienne par rapport aux 12 GW installés à la fin 2008, ce qui ferait d'elle le numéro 2 mondial derrière les Etats-Unis, passant devant l'Allemagne et l'Espagne, selon le GWEC. Ses aides aux parcs éoliens sont conditionnées à l'utilisation d'éoliennes produites à 70% localement.
Dans le solaire, les nouveaux producteurs poussent comme des champignons. Le pays est devenu premier producteur mondial de modules photovoltaïques dès 2007 avec une production de 1,18 GW. Selon la China Solar Association, l'essentiel est concentré dans la province du Jiangsu avec 1 GW de capacité, soit un quart du total mondial. Des milliers d'entreprises se sont lancées sur ce créneau, alimentant une inévitable surproduction.
Le géant Suntech, qui vient de passer sa production à 1 GW, vient ainsi de licencier 10% de ses effectifs et table sur une chute de 25 à 30% du prix des panneaux photovoltaïques.
Selon une étude du cabinet iSuppli, la production mondiale atteindra 11,1 GW en 2009, en hausse de 62%, contre 7,7 GW en 2008 mais seuls 4,2 GW devraient être installés en 2009 contre 3,8 GW en 2008. Ce qui signifie que la production excèdera la demande de 168%, contre 102% en 2008…
Le chiffre d'affaires du secteur devrait donc chuter de 19% à 12,9 milliards de dollars en 2009, selon iSuppli. La Chine, qui exporte 98% de ses panneaux solaires, pourrait voir disparaître avec cette crise ses producteurs les plus fragiles et ouvrir la voie à une consolidation du secteur. Le chiffre d'affaires du solaire pourrait redémarrer en 2010, quand la chute des prix ralentira.
En 2012, l'Asie (en incluant le Japon) produira 82% des cellules solaires en silicium polycristallin contre 71% en 2008, selon une étude de Greentech Media. Les trois premiers producteurs devraient être la Chine, Taïwan et le Japon, qui devraient fabriquer 12 GW, soit 44% du total mondial, contre 23% pour l'Europe (6 GW) et 16% pour les Etats-Unis (4,3 GW).
La domination de la Chine concerne d'autres activités, comme l'éclairage. Une grande partie des ampoules économes de GE sont ainsi fabriquées en Chine, dans un site en partenariat avec Xiamen Topstar Lighting.
Pour ce qui est des voitures électriques, les constructeurs chinois ont damné le pion à leurs concurrents occidentaux. Le premier constructeur indépendant chinois, Chery Automobile, a dévoilé son premier véhicule électrique, le S18, qui peut rouler, selon lui, à 150 km avec une vitesse maximale de 120 km/h. La recharge de la batterie prend 6 heures sur une prise standard de 220 volts et 80% de la batterie peut être chargée en 30 minutes.
Son rival, BYD Auto a déjà dévoilé plusieurs modèles électriques et hybrides et affiche des ambitions encore plus grandes : il compte en vendre sur les marchés américain et européen dès 2010-2011. Il va démarrer le mois prochain les livraisons de sa F3DM qui peut rouler 100 km sur batterie électrique ou 580 km en mode hybride (avec essence).
La Chine pense profiter du nouveau marché des voitures électriques pour jouer à égalité avec les constructeurs occidentaux historiques… et prendre le leadership mondial, tant sur son propre marché, qui s'annonce gigantesque, qu'à l'international. La Chine vise 60.000 véhicules alternatifs en 2012.
Même dans les biocarburants de nouvelle génération, c'est à dire l'éthanol cellulosique (issu de végétaux non alimentaires), la Chine pourrait devenir le premier producteur mondial en 2013, estime le patron du leader mondial des enzymes, Novozymes qui fournit à la fois les producteurs d'éthanol chinois et américains.
22:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, pollution, marchés verts
12.01.2009
2009, une année charnière
En ce début d’année, toute l’équipe du blog frsj78 vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année à venir. C’est aussi l’occasion d’évoquer quelques enjeux pour l’année 2009.
Tout d’abord, le monde est touché par une crise qui n’a d’égale dit-on que la crise de 1929. Les différents gouvernements mettent en place des plans de sauvetage pour leurs économies. Récemment, l’Allemagne a ainsi décidé un plan de 50 milliards d’Euros. Notons ici, qu’il est tristement intéressant de voir qu’en si peu de temps, les grands pays du Nord ont débloqué pour leurs économies des sommes qu’il se refusaient jusqu’à présent à donner aux pays du Sud pour éradiquer la faim et la misère de la surface de la terre.
Les Etats unis ont aussi élu Obama comme leur président. Celui-ci a fondé son programme sur le désir de changements au sein de la société Américaine. Fera-t-il ce qu’il a promis ? Mais qu’a-t-il réellement promis ? En France, nous nous attachons souvent à une représentation souvent tronquée du futur président Américain : il symboliserait le retour à la paix mondiale après les années de l’administration Bush dont on ne retiendra que le bourbier Iraquien. De plus, Obama serait l’homme des solutions à la crise économique. Remarquons que l’administration Clinton, elle aussi démocrate, a une importante part de responsabilité dans le surendettement des ménages qui a débouché sur la crise des subprimes. Nombreux sont les conseillers d’Obama à avoir aussi conseillé Clinton. Enfin, les Français attachent souvent à Obama une image de citoyen du monde, voire de « Président du monde », ce qui est faux : Obama a bien compris qu’il serait président d’une nation, les Etats Unis. Ainsi s’est-il prononcé contre l’accord de libre échange avec la Colombie. De surcroît, il a choisi Hillary Clinton comme Secrétaire d’Etat et celle-ci est particulièrement conservatrice en ce qui concerne la politique étrangère.
2009 est donc une année charnière comme toutes les années de crise : pendant les crises, les équilibres de force internationaux sont amenés à changer. Par exemple, pour la Chine, la situation sociale est grave avec la baisse des marchés, mais la banque centrale Chinois dispose de nombreuses liquidités. La Chine peut donc devenir la superpuissance de demain ou connaître une sévère crise. Les Etats Unis se maintiendront ils ?
Louis
18:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, obama, etats unis, chine
31.03.2008
Des Jeux Olympiques très politisés
Les Européens divisés
sur les JO de Pékin
Alain Barluet
28/03/2008
Il incombera à la France , qui présideral'Union au moment des Jeux, de parler d'une seule voix. Les Vingt-Sept en discutent aujourd'hui en Slovénie.
Faut-il assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin pour protester contre la répression chinoise au Tibet ? La question figure au cœur de la réunion des chefs de la diplomatie européenne, aujourd'hui à Brdo, en Slovénie. À Londres, jeudi, Nicolas Sarkozy a joué la montre, témoignant du casse-tête auquel lui et ses partenaires sont confrontés. «J'espère bien qu'on va mettre à profit ces mois qui nous restent pour que la situation s'apaise et, partant, en fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture», a-t-il dit. Le chef de l'État, qui prendra la présidence de l'UE le 1er juillet prochain, a également déclaré qu'il se devait de consulter à ce propos les Vingt-Sept.
Ceux-ci apparaissent largement divisés. Certes, la plupart des États membres se réfugient, comme la France , derrière une attitude attentiste, réservant leur décision définitive afin d'inciter Pékin à entamer un dialogue avec le dalaï-lama. «Nous avons cinq mois pour voir venir», a expliqué la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
La Pologne , quant à elle, a pris position en faveur du boycott. «Je n'ai pas l'intention de participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux», a déclaré jeudi le premier ministre Donald Tusk, jugeant «la présence d'hommes politiques inopportune». À l'inverse, le Royaume-Uni, qui organisera les Jeux olympiques de 2012 et qui n'a aucun intérêt à s'associer à un boycottage risquant de se retourner contre lui, a décidé d'y participer au plus haut niveau. Sans aucun état d'âme apparent. «Nous sommes pleinement engagés à soutenir les JO», a expliqué le secrétaire au Foreign Office, David Miliband. «Nous voulons que ce soit un succès et je pense qu'il est juste que le premier ministre nous représente», a-t-il dit.
«Recoller les morceaux»
Une troisième catégorie de pays adopte une position médiane. Ainsi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré que ni Angela Merkel, ni lui-même, ni le ministre allemand des Sports n'avaient envisagé de se rendre à la cérémonie : «Dès lors, il n'y a donc rien à annuler». C'est à Nicolas Sarkozy qu'il appartiendra de «recoller les morceaux» d'une UE partagée. Confronté à une crise qui prend de l'ampleur, le président de la République s'efforce de jouer tactique. Un œil sur l'état de l'opinion, il doit également tenir compte de la pression internationale croissante sur Pékin.
Sachant aussi que, comme nombre de pays, il ne veut pas, ne peut pas, prendre à rebrousse-poil la Chine , partenaire économique et diplomatique de premier plan. «Il ne faut pas pousser la Chine à adopter un réflexe nationaliste», argumente-t-il, s'estimant bien placé pour faciliter un dialogue entre le chef spirituel des Tibétains et Pékin. Les diplomates, à l'Élysée notamment, s'activent dans ce sens, s'efforçant, selon l'un d'eux, de tenir une ligne «à la fois ferme sur les principes mais qui n'agite pas le chiffon rouge» devant les responsables chinois sur la question pour eux ultrasensible du Tibet. La voie est bien étroite. Et au chronomètre, chaque seconde nous rapproche du 8 août…
17:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jeux olympiques, chine, tibet, union européenne
14.03.2008
N'oublions pas le Tibet!
Source : Le Figaro
Tibet : les manifestations font leurs premières victimes
Laurent Suply et J.B. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
14/03/2008

Les manifestations continuent au Tibet à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï lama, le chef spirituel des bouddhistes tibétains. Elles ont même pris une nouvelle ampleur, selon les informations parcellaires disponibles.
La très officielle agence chinoise Chine Nouvelle a pour la première fois fait état de ces troubles à Lhassa, l'ancienne capitale du Tibet occupé par la Chine depuis 1950, alors que plusieurs manifestations ont eu lieu les jours précédents. Plusieurs policiers ont été grièvement blessés dans les violences, a ainsi affirmé l'agence. Les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de sommation et fait usage de gaz lacrymogènes, pour disperser la foule. Un lieu de culte et plusieurs autres bâtiments ont été incendiés, a-t-elle ajouté. Radio Free Asia (RFA), une radio qui se trouve en territoire américain, citant des témoins à Lhassa, a fait état d'au moins deux morts. «Bien sûr qu'il y a des morts», a également déclaré une employée au centre des urgences médicales, jointe par téléphone. Les autres médias chinois restent muets sur le sujet.
Les témoignages de touristes étrangers présents sur place et d'ONG pro-indépendantistes lèvent le voile sur l'ampleur des évènements. Selon une organisation de défense des Tibétains, «Campagne internationale pour le Tibet», la situation s'est nettement dégradée vendredi dans la vieille ville. «Une voiture de police a été incendiée près du monastère de Ramoche et nous avons appris que les mouvements de population avaient été restreints par les autorités», a déclaré Kate Saunders, une responsable de cette organisation basée à Londres.
Selon les précisions d'un pompier de Lhassa, les feux se sont concentrés autour du Barkhor, le marché de la vieille ville qui entoure le principal monastère de la capitale tibétaine. Un touriste français a également décrit l'arrivée «en force» des policiers chinois qui ont fait évacuer la place centrale de Lhassa. Le témoignage le plus inquiétant vient cependant de citoyens américains qui ont fait état, auprès de leur ambassade à Pékin, de «coups de feu et d'autres éléments de violence». Les manifestants «ont saccagé les magasins chinois et la police a tiré à balles réelles sur la foule. Personne n'a le droit de se déplacer dans Lhassa maintenant», a indiqué une source tibétaine à la radio RFA. Le bilan humain risque donc d'être plus lourd que l'agence Chine Nouvelle ne l'affirme.
Protestations internationales
Par ailleurs, une manifestation a eu lieu vendredi dans une région chinoise avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe, siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet. Environ 200 personnes emmenées par des moines bouddhistes ont protesté dans cette ville avant d'être dispersées sans violence par la police.
Ces évènements ont déclenché une vague de protestations internationales. Le dalaï-lama, le chef spirituel des bouddhistes tibétaiens en exil s'est déclaré «profondément préoccupé» par la situation au Tibet et a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force». Quant aux accusations chinoises selon lesquelles il aurait fomenté ces manifestations, elles sont «absolument sans fondement», a déclaré un secrétaire du chef spirituel tibétain.
«La condamnation est forte, venue de l'ensemble du Conseil européen et des 27 pays» de l'Union Européenne, a annoncé Bernard Kouchner, ministre français des Affaires Etrangères, en appelant la Chine à la «retenue». La Maison-Blanche a quant à elle «regretté» les violences au Tibet et a réclamé de la Chine le respect de la culture tibétaine. Enfin, Louise Arbour, Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, a exhorté les autorités chinoises «à permettre aux manifestants d'exercer leur droit à l'expression et leur droit de réunion» au Tibet.
23:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, tibet



