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<title>Le FRS Jeune des Yvelines - fiches_thematiques_du_frs</title>
<description>&amp;quot;La plus grande vertu en politique, c'est de ne pas perdre le sens des ensembles&amp;quot; Emmanuel Mounier (1905-1950)</description>
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<title>Prison : punir ou réinsérer ?</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (frsj78)</author>
<category>Fiches thématiques du FRS</category>
<pubDate>Fri, 14 Sep 2007 15:49:26 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://frsj78.hautetfort.com/media/00/02/72bf509479134ff3a81c4f58cc4c4390.jpg&quot; alt=&quot;b7493d72feddd313ab6452d9bcbf02aa.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-546502&quot; name=&quot;media-546502&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Jean-Paul Garraud et Emmanuelle Perreux QUOTIDIEN : vendredi 14 septembre 2007 Source : Le Monde&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Jean-Paul Garraud. Magistrat,député de la Gironde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Punir ou guérir, le débat agite les sociologues, les juristes, les «psys», les politiques depuis des décennies. Il est très symptomatique de cette opposition systématique, caricaturale, entre prévention et répression, entre laxisme et sécurité, entre ceux qui se pensent progressistes et ceux qui sont taxés d’être conservateurs. Quelques questions essentielles : est-il possible d’envisager un monde sans prison ? Nous aimerions tous vivre dans un monde parfait, mais ce n’est vraiment pas d’actualité. La prison est-elle le meilleur endroit pour préparer la réinsertion ? Peut-elle réussir alors que tout a échoué jusque-là dans la vie du délinquant : famille, travail, école, etc. Assurément non. Et, pourtant, on part du postulat que tous sont réinsérables, que tous ont payé leur dette à la société à la fin de leur peine, que plus personne n’est dangereux à la sortie de prison… Au fait, sont-ils vraiment tous réinsérables ? Une infime minorité ne pose-t-elle pas problème ? Le seul fait de poser ces questions est pour certains sacrilège. Le magistrat que je suis a cependant connu un individu condamné trois fois à perpétuité. N’est ce pas deux fois de trop ? Ne faut-il pas aussi beaucoup s’interroger sur le sort des victimes ? Peut-on arrêter d’être qualifié de populiste quand on s’occupe d’elles ? Toutes ces questions et bien d’autres, dont celle de la revalorisation des conditions d’enfermement, seront posées avec courage et franchise lors du prochain débat sur l’instauration d’une grande loi pénitentiaire. J’espère que nous pourront y répondre en sortant de nos carcans idéologiques, avec sincérité et pragmatisme, à l’image de beaucoup de pays qui nous entourent, pour le bien de tous.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Emmanuelle Perreux. Présidente du Syndicat de la magistrature (SM).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Au 1er août, 61 780 personnes étaient écrouées en Fance pour 45 000 places disponibles. Certaines maisons d’arrêt atteignent des taux d’occupation de 200 %, et l’on ajoute des matelas sur le sol dans des cellules de 9 m2 pour faire cohabiter trois, voire quatre détenus. Cette surpopulation carcérale vient ajouter à la misère de nos prisons, dénoncées comme la honte de la République par nos parlementaires en 2001. En prison, Il faut attendre des mois pour accéder au travail, à une formation ou à un suivi médical spécialisé. Le plus souvent, la prison est donc un temps mort où il ne se passe rien, d’où l’on sort plus désinséré que lorsqu’on y est entré. Pourtant, le législateur n’a cessé, depuis 2002, de durcir les peines. Encore, en août 2007, une nouvelle loi prévoyant des peines planchers soit disant dissuasive et capable de lutter contre la récidive. L’affaire de Roubaix, où un délinquant sexuel récidiviste est accusé moins de deux mois à peine après sa sortie de prison d’avoir enlevé et violé un enfant de 5 ans, nous renvoie à une question : à quoi sert la prison ? Rappelons que ce délinquant a purgé dix-huit ans de prison sans que visiblement l’institution ne se soit donné les moyens d’organiser une prise en charge capable de prévenir la récidive. De nombreuses études, comme les exemples étrangers, démontrent que les détenus pour lesquels un projet de sortie est construit et mis en œuvre, permettant une libération encadrée, récidivent moins que les autres. Mais l’état de nos prisons et le manque de moyens socio-éducatifs réduisent les possibilités de suivi individualisé. La France reste donc plus que jamais le pays où la prison est un lieu de sanction et non de réinsertion.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Commentaire FRSJ78 (Matthieu) : poser une telle question c'est aussi poser la question de la nature de l'homme et de sa conversion possible.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;S'il est vrai que certains détenus auront beaucoup de difficultés à se réinsérer, il est aussi vrai que la situation carcérale actuelle ne favorise pas la réinsertion : délais de jugement qui empêchent le détenu de réflechir à son acte, insalubrité, promixuité, établissements pénitentiers pouvant datés de plus d'un siécle...&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'amélioration des conditions de détention et la mise en place d'une véritable politique humaine en prison sont chéres au FRS. Espérons que la loi pénitentiaire promise par Nicolas Sarkozy sera à la hauteur de l'enjeu : le bien commun et la paix civile.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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