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14.02.2009

Le Dividende Universel au centre du dernier ouvrage de Jacques Marseille : "L’argent des Français"

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Au secours ! Zola revient !
La crise financière a agi comme une piqûre de rappel sur une hantise séculaire des Français : leur pouvoir d'achat baisserait, la pauvreté exploserait et les inégalités s'accroîtraient de manière telle qu'elles annuleraient presque un demi-siècle de croissance. 57 % des personnes âgées de 20 à 30 ans pensent qu'elles vivront moins bien que leurs parents. 47 % des Français estiment même qu'ils pourraient devenir un jour sans-abri.
Apparaissent des "nouveaux pauvres", femmes et hommes cisaillés par les licenciements, qui deviennent les cibles favorites des marchands de sommeil prospérant sur la misère humaine. Des femmes et des hommes qui doivent se contenter de 448 euros par mois, le montant versé aux bénéficiaires du revenu minimum pour se loger, se nourrir et se déplacer. De CDI en CDD, de CDD en temps partiel, de temps partiel en intérim ou en travail au noir, ils seraient des dizaines de milliers à glisser ainsi vers la précarité, jusqu'à ce qu'une infortune quelconque — séparation, endettement, maladie — les pousse dans la rue.
Dans le même temps mûrissent « les raisins de la colère ».

 

12.02.2009

Mémoires du célèbre nain Joseph Boruwlaski, gentilhomme polonais

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Mémoires du célèbre nain Joseph Boruwlaski, gentilhomme polonais/Flammarion., 2008

 

Edités la première fois en 1788 ces Mémoires  connurent un grand succès avant de tomber dans l’oubli. Ce récit est surprenant, dérangeant et intéressant à la fois.

 

Joseph Boruwlaski est né en 1739 en Pologne, il est mort en 1837 en Angleterre. Par sa petite taille (99 cm à l’âge adulte) mais aussi par ses talents de musicien et de danseur, il a suscité une vive curiosité plus ou moins malsaine et est devenu la coqueluche de toutes les cours européennes. Son récit est dérangeant car l’attitude de Joseph Boruwlaski frise la servilité, il accepte d’être traité comme un jouet, ce qui lui vaut le surnom de « joujou ». Mais avait-il le choix ? Il fallait être superficiellement aimable et profondément opportuniste. Il avait également le don d’éloquence, qualité indispensable à l’époque. Ces Mémoires nous donnent un aperçu de la vie dans les cours royales du 18ème siècle.

 

E.L.