05.10.2008

La crise morale du capitalisme actuel

            Le monde est aujourd’hui secoué par une crise financière « sans précédents depuis celle de 1929 » pour certains. Cette crise est due à l’éclatement de la bulle spéculative portant sur les sub-primes en 2007 : ces sub-primes sont des titres boursiers liés aux prêts immobiliers risqués réalisés aux Etats-Unis. Certaines banques américaines avaient en effet prêté à des ménages qui n’étaient pas en mesure de rembourser. Nombreuses sont les grandes banques à avoir perdu beaucoup d’argent dans cette affaire. Par exemple, Citygroup, grande banque américaine, a du faire un appel de fond pour compenser son manque de liquidités : l’Etat de Singapour a donc pris 10% du capital de la banque. Ceci pose d’autres questions d’ordre plus géopolitique.

En effet, à l’heure actuelle, des fonds souverains, c'est-à-dire appartenant à des Etats, disposent de beaucoup de liquidités : elles viennent par exemple des exportations pétrolières ou des excédents commerciaux. Certains pays du Sud sont donc aujourd’hui en mesure de porter assistance à certaines banques du Nord. Ces pays n’ont absolument pas intérêt à voir les pays du Nord en crise, ceux-ci réduiraient alors leurs importations venant de pays du Sud, dont la croissance se trouverait alors fortement pénalisée.

            Depuis quelques semaines, les grands pays du Nord s’efforcent de trouver des solutions contre la crise : il s’agit d’éviter un effet de domino dans les faillites bancaires. En effet, les banques qui se prêtent entre elles sont interdépendantes et si l’une fait faillite, elle entraînera les autres dans la chute comme en 1929. Les Etats du Nord et les grandes Banques centrales disposent aujourd’hui d’instruments et d’une certaine expérience pour lutter contre la crise : 2008 ne sera donc pas 1929.

            Cette crise financière est simultanément une crise du capitalisme : pour Marx, le capitalisme coure naturellement à sa perte, cela lui permet de parler de sa société sans classes. Pourquoi ces banques américaines ont-elles prêté à des ménages incapables de rembourser ? Pourquoi a-t-on poussé ces ménages à consommer au-delà de leurs moyens ? Le véritable problème est à mon avis là. Nombreux sont les hommes politique et les grandes entreprises à vouloir instaurer une certaine éthique dans le capitalisme. Mais qu’attend-on ? Ce capitalisme sauvage a et va provoquer la ruine de nombreux ménages au Nord comme au Sud : la société sera alors encore plus marquée par des écarts de niveaux de vie. Au lieu de réparer les pots cassés avec des politiques sociales après coup, il faudrait d’abord s’attaquer à une réforme en profondeur du capitalisme pour que celui-ci soit plus social et donc plus durable, sinon le système coure à sa perte.   

 

Louis

Commentaires

Cela fait quarante ans qu'on le prédit.
Déjà la crise boursière d'octobre 1987 a détruit des vies, séparé des familles, ruiné des santés.... impunément
Maintenant je ne puis réprimer un sentiment d'extrême satisfaction à l'arrivée de cette nouvelle crise.... La bonne, j'espère !!!
la crise précédente m'a tout enlevé et que je n'ai plus rien à perdre

Ecrit par : Armide | 11.10.2008

Voire la droite qui a toujours cracher sur l'interventionisme et proner le libéralisme comme modèle de société , nous citer Marx ...ça fait très fortement rire !
" Pourquoi a-t-on poussé ces ménages à consommer au-delà de leurs moyens ? " je dois vous rappeller un point important du programme de Sarko que vous soutenez puisque vous êtes des jeunes pop " que chaque français accède à la propriété"
Dans les faits cela est impossible et c'est aller dans le sens consommer au delà de ses moyens et cela conduit à la crise ! et cracher sur la loi SRU comme le fait Boutin aujourd'hui avec sa proposition de loi sur le logement dont vous ne parlez même pas bizarrement dans votre blog ( qui n'a les faveurs ni du PS ni de l'UMP (on se demande ce que fait le FRS à l'UMP) c'est aller tout simplement dans le sens de la crise.
Aussi je vous invite à lire l'article "levée de bouclier au sénat contre le projet Boutin"

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/14/christine-boutin-defend-son-projet-de-loi-sur-le-logement-juge-liberal_1106522_823448.html

Encore une fois le FRS ne marque pas de point

Ecrit par : Joak | 14.10.2008

Voire la droite qui a toujours cracher sur l'interventionisme et proner le libéralisme comme modèle de société , nous citer Marx ...ça fait très fortement rire !
" Pourquoi a-t-on poussé ces ménages à consommer au-delà de leurs moyens ? " je dois vous rappeller un point important du programme de Sarko que vous soutenez puisque vous êtes des jeunes pop " que chaque français accède à la propriété"
Dans les faits cela est impossible et c'est aller dans le sens consommer au delà de ses moyens et cela conduit à la crise ! et cracher sur la loi SRU comme le fait Boutin aujourd'hui avec sa proposition de loi sur le logement dont vous ne parlez même pas bizarrement dans votre blog ( qui n'a les faveurs ni du PS ni de l'UMP (on se demande ce que fait le FRS à l'UMP) c'est aller tout simplement dans le sens de la crise.
Aussi je vous invite à lire l'article "levée de bouclier au sénat contre le projet Boutin"

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/14/christine-boutin-defend-son-projet-de-loi-sur-le-logement-juge-liberal_1106522_823448.html

Encore une fois le FRS ne marque pas de point

Ecrit par : Joak | 14.10.2008

Salut Joak,

ton intervention me surprend un peu.

Tout d'abord, il me semble que les jeunes socialistes n'ont pas le monopole de l'utilisation des théories de Marx. En effet, c'est un auteur classique dont certains écrits sont des plus intéressants : tu vois que le FRS n'est pas un parti dogmatique, il est de centre droit, c'est à dire qu'il n'est pas contraint de dire amen à tout le credo libéral!

Ensuite, quand nous défendions l'accession à la propriété pour tous les Français, ce n'était bien sûr pas par le surendettement des ménages, mais par la hausse des revenus et par des emprunts raisonnés.

Enfin, le FRS est membre fondateur de l'UMP, c'est à dire qu'il a sa place dans le débat d'idées, interne à l'UMP. Le FRS y est alors plus particulièrement porteur du respect de la personne humaine, le capitalisme raisonné découle naturellement de cette vision de l'Homme.

Ne crois-tu pas qu'un tel parti est essentiel au sein de l'UMP?

Ecrit par : Louis | 15.10.2008

Je ne prétend à aucun monopole ,mais à un moment faut arrêter de se foutre de la gueule du monde .C'est trop facile de citer Marx , tout comme cela l'était quand notre cher Président citait Blum ou Jaures.
Te voire citer l'idéologie Marxiste aujourd'hui me conduit tout simplement à une conclusion " la droite a enfin compris que le libéralisme est une catastrophe à l'état pur"
Malheuresement il ne suffit pas de citer les grands auteurs ,il faut mettre cette politique en pratique.
Or la remise en cause du service public (HLM) sur le projet de boutin va à l'encontre d'un capitalisme raisonné.
Tout comme les privatisations de la Poste par exemple (dont on n'entend plus parler d'ailleurs bizarrement)
Tout comme l'augmentation du budget de l'Elysée de 11% alors même qu'on dit aux français de se serrer la ceinture.
Il ne suffit pas de bien parler "Boutin a dit en prenant la tête de son ministère je me donne 2 ans pour résoudre le problème du logement en France" Aujourd'hui j'en appelle à ses responsabilités.
Honnêtement je pense pas que le FRS a sa place dans le débat d'idées à l'UMP et si j'en touchais un mot à Nadine Morano je pense qu'elle serait de mon avis ...
Entre nous on sait tous que si Boutin a rejoint l'UMP c'est pour son ministère , si tu me dis le contraire c'est que tu me prends pour un con
Enfin je t'invite à lire cet article de l'Express qui n'est pas réputé être un journal de gauche
http://www.lexpress.fr/actualite/economie/logement-les-contradictions-de-christine-boutin_591028.html

Ecrit par : Joak | 15.10.2008

Bonjour Louis,

Grosse nuance : ce n'est pas le capitalisme qui est à l'origine de la crise !

Le capitalisme classique ne sépare pas la liberté de la responsabilité. Pour le meilleur ou pour le pire, voilà le contrat de confiance.

Sauf que l'Etat américain, par l'Administration Clinton, a brisé ce pacte moral. En ordonnant aux banques de s'engager dans des prêts risqués, l'Etat a déstabilisé les mécanismes d'autorégulation du marché.

Si cette crise est principalement une crise de confiance entre les acteurs économiques, et au delà une crise morale dans la promotion de l'irresponsabilité des agents, c'est en grande partie de la faute de l'Etat, pompier-pyromane.

Ecrit par : G2C | 25.10.2008

(Et 100% d'accord sur l'accession à la propriété !)

Ecrit par : GC | 25.10.2008

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