« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »

29.02.2008

Une flexicurité à la française?

Source : Le Figaro

Les pistes de Besson
pour la flexicurité en France

Anne Jouan
27/02/2008

 

546861190.jpg
Le rapport sur la flexicurité en Europe dévoilé par Éric Besson relève les spécificités de chaque pays et propose cinq grands principes d'action pour la France.

Éric Besson en est convaincu : le sujet de la flexicurité, alliance de souplesse et de sécurité dans le droit du travail, sera au cœur de l'année 2008. Et de citer l'accord sur la modernisation du marché du travail qui a été ratifié le 11 janvier par quatre organisations syndicales sur cinq (CGT exceptée), ainsi que la mission européenne menée par Gérard Larcher sur le sujet.

Mardi, le secrétaire d'État chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques a remis le rapport sur la flexicurité en Europe dont le premier ministre l'avait chargé. Il a ainsi étudié les cas de l'Allemagne, du Danemark, de l'Espagne, de l'Italie, du Royaume-Uni et de la Suède. «Les pays du Nord restent une référence en matière de flexicurité, a-t-il expliqué. Ils ont ouvert la voie, ils sont en avance. Et celui qui a le modèle le plus cohérent et le plus accompli est le Danemark.» Mais à la question de savoir si la France pourrait reproduire le modèle danois, Éric Besson est nuancé. «Il s'agit de pays de taille et de culture différentes. Là-bas, le taux de syndicalisation est très élevé, les syndicats sont réformistes et le pays est très ouvert sur la compétitivité internationale, a-t-il relevé. Non, ce modèle n'est pas transposable en France, mais l'on peut s'en inspirer et faire en sorte que le législateur tout comme les partenaires sociaux regardent ce qui s'y fait.» En revanche, pas question de s'inspirer des Britanniques, jugés trop «brutaux» en matière d'indemnisation en cas de rupture.

Aider la mobilité géographique

Selon lui, la France pourrait s'inspirer de cinq «grands principes d'action». Tout d'abord, atténuer la segmentation du marché du travail entre les différents types de contrat. En clair, il conviendrait de faciliter les passerelles entre CDD et CDI. Il serait également intéressant de développer les négociations collectives dans le cadre de restructurations industrielles pour les reclassements, par exemple. Éric Besson préconise d'accompagner les transitions d'un emploi à un autre grâce à un transfert d'ancienneté et de développer l'«éducation permanente», autrement dit, la formation professionnelle. Enfin, il recommande de mieux s'adapter aux rythmes de vie professionnels et personnels et de développer les aides à la mobilité géographique.

L'ancien secrétaire national à l'Économie du parti socialiste a par ailleurs insisté sur le fait que la flexibilité est demandée par les entreprises et la sécurité par les salariés. Mais pas uniquement. Selon lui, les entreprises réclament également plus de sécurité, en matière juridique notamment et les salariés plus de flexibilité. «Leur but est de tracer, en toute autonomie, leur parcours professionnel», a-t-il observé.

La France n'est pas absente de cet idéal de flexicurité, a expliqué en substance Éric Besson : «Ce processus est en cours chez nous, c'est ce que porte Xavier Bertrand.» Pour ce faire, il est important de considérer la mondialisation comme une donnée et non comme une menace. «Elle peut être un atout pour ceux qui s'adaptent et qui anticipent», a-t-il noté. Le meilleur exemple de la lucidité grandissante des Français réside selon lui dans cet accord sur la modernisation du marché du travail qui sera bientôt transcrit en loi.

 

25.02.2008

Quel hommage aux victimes de la Shoah?

Que penser de la proposition de Nicolas Sarkozy demandant à chaque élève de CM2 de parrainer un enfant victime de la Shoah ? Cette question a déclenché en quelques jours une sérieuse polémique. Par delà une certaine mode actuelle anti-Sarkozy, penchons-nous sur les débats suscités par cette initiative présidentielle.

Tout d'abord, certains reprochent à cette proposition de s'adresser à des enfants trop jeunes. En effet, il y a un risque non négligeable de traumatiser ces enfants, qui aujourd'hui, ont parfois du mal à faire la différence entre les fictions violentes des jeux vidéos par exemple, et la réalité. Ces élèves sont peut-être trop jeunes pour arriver à faire la part des choses. Mais, cette idée de rappeler aux jeunes les erreurs du passé, pour mieux construire l'avenir, est très louable et mérite d'être saluée. Mais tout le monde s'accorde le principe du devoir de mémoire, et s'il y a débat, il concernera essentiellement les « moyens » à employer, si l'on peut ici parler de « moyens ».

Une solution plus consensuelle pourra être trouvée avec la réunion d'une commission où siègera Simone Weil, qui s'était d'abord opposée à ce projet.

Enfin, certains rétorquent « Pourquoi ne pas faire de même avec les Arméniens et avec tous les autres martyrs ? » Mais pour un pays élevé dans le souvenir de l'unicité et de l'universalité de la Shoah, crime raciste par définition, son enseignement contribue à s'armer contre toutes les formes d'extrémismes. La compétition entre les différentes mémoires est vraiment malsaine et n'a pas lieu d'être dans notre pays.

 

Louis

Jean-Frédéric POISSON demande la reconnaissance du génocide vendéen

Alors que le livre noir de la révolution française vient de sortir, le député FRS jean-Frédéric POISSON cossigne une proposition de loi visant à la reconnaissance du génocide vendéen de 1793.

Les jeunes du FRS-la Droite humaine se félicitent de cette démarche qui rassure les descendants de ces martyrs.

Martyrs vendéens toujours dans notre mémoire.

22.02.2008

Info Municipales : la réalité financière de Montigny

 

d87343814f4a5a14db6207e155578461.jpg

 

1)Le Magazine CAPITAL dans son numero 197 de février 2008 a réalisé une enquete sur la gestion des villes. Il se trouve que sur le site de ce magazine, les villes de plus de 30 000 habitants sont citées contrairement au magazine papier où ne sont mentionnées que les villes de plus de 60 000 habitants. Or sur ce site, Montigny le Bretonneux a un carton rouge pour un endettement de 2 962 euros par habitants. Il n'en est rien ! En effet, l'endettement de la commune est de 169.15 euros par habitants ! L'explication de cette erreur grossière est la suivante : le journaliste a rapporté l'endettement de la communauté d'agglo (gérée par la gauche) au nombre d'habitants de la commune... Aprés intervention de l'équipe de Michel LAUGIER, le site mentionne un taux d'endettement de 170euros. A noter que la liste menée par Sandrine Grandgambe s'est engouffré dans cette bréche...ce qui démontre une fois de plus leur incompétence et leur méconnaissance des dossiers de la ville.

2)A noter la présence d'une délégation des jeunes du FRS ce mercredi 21 février lors de la présentation de la liste de Michel LAUGIER "Montigny Ensemble". Bon courage à Matthieu, représentant du FRS sur cette liste,

Bon courage à Michel Laugier ainsi qu'à toute son équipe (coucou à Suzanne...)

Merci à la délégation d'avoir fait le déplacement.

Hauts les coeurs !

21.02.2008

Notre délégué départemental sur Triangle FM

 

Ce mercredi 20 février, notre délégué départemental a été invité sur Triangle FM (98.4).

Matthieu, candidat auprés de Michel LAUGIER à Montigny, était face à Julien CHESNEAU, membre de la liste de Sandrine GRANDGAMBE (Gauche plurielle). Le débat animé par Florence POIRE s'est déroulé, de l'avis de tous, dans le respect mutuel des personnes et dans un réel engagement d'idées. Différents thémes ont été abordés : logement, jeunesse, culture.

Un grand bravo à notre délégué et un grand merci à Triangle FM pour avoir sollicité un jeune du FRS.

Ceci participe à l'inscription de notre mouvement au sein du paysage politique yvelinois.

Hauts les coeurs !

20.02.2008

Jean-Frédéric POISSON défend l'accés au permis de conduire

 
58fdefa1deb3b8bf034791cccefc2f0b.jpg
Monsieur Jean-Frédéric POISSON, député UMP-FRS des Yvelines, réagit à la proposition du Comité Interministériel de la Sécurité Routière d'afficher le taux de réussite à l'examen pour chaque auto-école.
 
«Il faut se féliciter de la majeure partie des propositions de ce dernier CISR, en particulier le renforcement des sanctions, le développement de l'éthylotest antidémarrage, ou la lutte contre les stupéfiants par exemple. Cependant, je m'interroge sur un point primordial qui me semble lourd de conséquences : l'affichage des taux de réussite à l'examen pour chaque auto-école. Afin d'obtenir de bons résultats, les enseignants de la conduite ne proposeront une place d'examen à leur élève qu'à la condition que ce dernier soit parfaitement prêts. Or, à l'instar de tout examen, la réussite au permis de conduire dépend de multiples facteurs : exigence de la formation, état psychologique du candidat, de l'inspecteur, conditions de l'examen (notamment éléments météorologiques, état du véhicule...), observe Jean-Frédéric Poisson.
 
Au regard du nombre de places d'examen disponibles, je crains une forte augmentation du cout du permis de conduire due à une hausse du nombre d'heures de cours estimées nécessaires. Finalement, les jeunes eux-mêmes pourraient être les premiers défavorisés par cette pratique qu'il faut don ajuster. Je propose un affichage du taux de réussite de l'examen par enseignant et par examinateur et non par établissements. Il en va de l'intérêt de tous du formateur, de l'examinateur et surtout de l'élève.»

15.02.2008

Un toit pour les étudiants

620 millions d'euros
pour le logement étudiant

V.F. (lefigaro.fr) avec AFP.
15/02/2008

Le gouvernement s'est engagé à réaliser 5.000 constructions et 7.000 réhabilitations de logements étudiants par an jusqu'en 2012.

C'est une des revendications souvent portées au fronton des manifestations étudiantes. Le gouvernement s'est engagé vendredi à répondre au problème du logement pour les étudiants. 5.000 seront construits et 7.000 réhabilités, chaque année, jusqu'en 2012. Le montant de ce plan ? 620 millions d'euros sur quatre ans, ont annoncé Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche , et la ministre du Logement, Christine Boutin.

Rappelant qu'il y avait 155 millions d'euros consacrés dans le budget 2008 au logement étudiant, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a déclaré que «si cet effort 2008 se poursuit sur les quatre années qui viennent, cela fera 620 millions d'euros consacrés au logement étudiant».

Un premier engagement de constructions et de rénovations à cette hauteur avait déjà été pris par le gouvernement Raffarin en 2004 mais n'a pas été tenu.

Pour l'Ile-de-France, où la question du logement étudiant est la plus cruciale, en raison notamment de l'absence de terrains fonciers, les deux ministres ont proposé d' «organiser une grande conférence sur le logement dans la région» avec tous les acteurs: région, villes, rectorats, préfets, offices HLM, etc...

14.02.2008

Tribune de JF POISSON dans le Figaro

La qualité d'enfant n'est pas liée à la capacité de naître 

 

544128d26bbb79fcc113dc1efe6b7274.jpg

 

Par Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines. 

Les trois familles qui ont gagné devant la Cour de cassation s'étaient vu re-fuser la reconnaissance de leur enfant mort-né, parce que les cours d'appel avaient pris comme référence les critères retenus par l'Organisation mondiale de la santé pour déterminer qu'un enfant est viable : 22 semaines de grossesse, ou un poids de 500 grammes. En donnant tort aux juridictions d'appel, la Cour de cassation affirme deux choses de la première importance. La première, qu'il est tout de même bon de rappeler, est que l'OMS n'est pas un organe compétent en matière juridique, et que le simple fait de suivre ses recommandations ne peut suffire à établir le droit. La médecine et la science sont une chose, le droit en est une autre. Le second rappelle ici les premières à la contention de leurs compétences et précise clairement que les conclusions scientifiques (d'ailleurs tout à fait temporaires, et parfois controversées) n'ont pas force de norme : c'est très bien ainsi, et on ferait bien de s'en souvenir à d'autres propos. La seconde est que, par sa décision, la Cour de cassation intervient d'une manière forte dans le champ symbolique. Elle reconnaît implicitement que la qualité d'enfant n'est pas liée à la capacité de naître, ni à la viabilité, mais d'abord à l'existence dans le ventre maternel puis à la relation qui unit cet enfant à ceux qui l'attendent.

De sorte que cette qualité «d'enfant humain» (si l'on veut bien me passer cette redondance), doit lui ouvrir et à ses parents en même temps qu'à lui l'ensemble des droits attachés à l'être humain décédé : la reconnaissance de son existence, l'inscription dans une généalogie, l'attribution d'un prénom, et la trace de son passage sur terre par l'inscription officielle dans les registres de l'état civil. L'appartenance à l'humanité, même faible, même interrompue avant terme, ne peut pas être traitée comme si elle n'était pas. Comment, à cette aune, ne pas comprendre la détresse de ces familles qui constataient la disparition anonyme de leur enfant mort-né au milieu des déchets hospitaliers ? Ces deux aspects semblent relever d'une évidence telle que l'on se demande bien pourquoi les décisions de la Cour suscitent des oppositions aussi violentes.

En fait, pour être étonnantes, ces réactions sont malheureusement habituelles. Elles se fondent sur la crainte exprimée à chaque fois que l'on suggère ou que l'on affirme 1/que l'enfant non né est un enfant et 2/que la perte d'un enfant non né provoque la tristesse des mères et des familles. Les décisions de la Cour de cassation affaiblissent la portée des arguments avancés pour justifier les interruptions de grossesse par l'absence de caractère humain. Cela étant, il est vrai que ces décisions réaffirment le fait qu'un enfant non né est un être humain à part entière et non un chimpanzé en moins vif et moins performant (ce que pensent et écrivent par exemple les tenants de la libération animale, comme Peter Singer, ou ceux de la Deep Ecology américaine).

Cette réaffirmation semble gêner les «jusqu'au-boutistes de la loi Veil, qui lui donnent habituellement une portée qu'elle n'a pas, et que son auteur n'a jamais revendiquée. Donner aux fœtus morts toutes les marques de respect dues à l'humanité revient-il à remettre en cause la loi de 1975 ? On peut s'en plaindre ou s'en féliciter, mais non : les arrêts de la Cour de cassation rappellent le droit civil, pas plus, et pas moins. En revanche, il est clair que ces trois arrêts affaiblissent la portée conceptuelle des défenseurs prosélytes de cette loi. C'est pourquoi ces arrêts, loin de constituer une rupture, sont une bonne nouvelle. Ils portent un coin dans la dimension la plus inacceptable du relativisme : celle qui, comme le soupçon et ses maîtres, fait peser sur l'homme, en particulier à naître, le doute sur son humanité elle-même. Ils obligent un peu plus ceux qui postulent que l'être humain n'est pas humain dès sa conception à rendre compte de leur opinion, par des moyens plus sérieux et plus établis que ceux qui sont habituellement utilisés. La faiblesse insigne des objections prononcées laisse cependant songeur sur ce point… En réagissant à ces arrêts, une responsable de mouvement «familial» déclarait : «On dérape dans une folie». Si l'on comprend bien, il serait aliénant de tout faire pour précisément permettre que ce lien essentiel de la filiation soit attesté.

Pourtant, il ne s'agit ici que de donner vie à une histoire, totalement et terriblement humaine de bout en bout, de la tracer, de l'enregistrer, afin que nul n'en ignore. Et que la vie de ceux qui continuent de vivre se déroule dans la moindre douleur possible. La pierre tombale l'indiquera : «Ci-gît un enfant qui n'a pas pu voir le jour, et les siens en sont meurtris.» Qu'y a-t-il de choquant à cela ?

10.02.2008

Une nouvelle équipe de France victorieuse

cca6be72b78d0183d31d3a39d2c54964.jpg
Vincent Clerc, félicité par Ouedraogo et Elissalde, a encore été le bourreau des Irlandais (©Reuters)

Source : Le Figaro

Du talent et du coeur Après une première période flamboyante et un festival de Vincent Clerc, le XV de France a ensuite souffert face à l'Irlande pour finalement s'imposer (26-21). Une démonstration de courage à retenir. Par Julien Pedebos

Compte rendu du match
Six jours après une entame de mandat concluante face à l'Ecosse, Marc Lièvremont et le XV de France passaient leur premier gros test en recevant l'Irlande au Stade de France. Le XV du Trefle, bien que laborieux face à l'Italie, reste toujours une valeur sure du rugby mondial. Aux jeunes Bleus de prouver qu'ils sont bel et bien au niveau.

Le festival de Clerc
Conformément à leurs belles intentions, les Français envoyaient beaucoup de jeu à peine le coup d'envoi donné. Rougerie sonnait la charge sur une relance de plus de cinquante mètres, mais Elissalde ne profitait pas de la pénalité sifflée suite à une faute irlandaise (4e). Bonnaire, à son tour, pensait scorer en s'écroulant dans l'en-but. Sauf qu'un vert était présent entre le ballon et la pelouse (7e). Dix minutes d'occasions manquées, aussi bien par les Français que par les Irlandais, qui pouvaient maudire quelques fautes de mains préjudiciables. Par la suite, les Bleus allaient enfin faire parler la poudre sur plusieurs ballons de récupération, mine d'or du rugby moderne. Sur un premier, Elissalde tapait à suivre et Clerc, bien plus rapide que Wallace, débloquait le compteur (7-0, 15e). Sur un second, l'ailier du Stade Toulousain pouvait déposer le ballon dans l'en-but, après un superbe travail au préalable de Skrela (12-3, 19e). O'Gara tentait bien de maintenir les siens à flot avec une pénalité entre les deux essais (17e), puis en fin de première demi-heure (12-6, 29e), mais il était dit que la fusée Clerc serait inarrêtable. Heymans, servi en bout de ligne, plaçait une accélération terrible, et son compère toulousain, qui l'accompagnait, récoltait les lauriers en signant un formidable triplé (19-6, 36e).

Les jeunes ont du courage
Clerc et Heymans, les deux Toulousains, déjà impériaux en Ecosse, sortaient à nouveau du lot ce samedi après-midi. L'arrière des Bleus avait un passif de trois essais à combler par rapport à son compère en première période, et seulement quatre minutes étaient nécessaires pour réduire l'écart. Un coup de pied contré de Skrela servait parfaitement Heymans, qui pouvait aplatir entre les poteaux (26-6, 49e). Les affaires, dès lors, semblaient parfaitement engagées et la victoire s'annonçait tranquille. Sauf qu'à partir de ce moment, les hommes de Marc Lièvremont allaient afficher quelques limites physiques. Et face à des Irlandais bien décidés à ne rien lâcher, la fin de match se révélait des plus difficiles. Un essai de pénalité pour commencer, suite à des mêlées «pourries» par les Bleus (26-13, 57e). Un autre dans le jeu, ce coup-ci, après que Wallace avait pu se faufiler dans un trou de souris dans l'en-but (26-18, 62e). L'atmosphère devenait alors irrespirable et le Stade de France, par des Marseillaise à répétitions, donnait tout ce qu'il pouvait pour soutenir ses petits Bleus. Et malgré quasiment vingt minutes dans leur en-but, les joueurs de Marc Lièvremont tenaient bon. Seule une pénalité d'O'Gara ramenait les Irlandais un peu plus près (26-21, 75e), mais il était dit que les Français devaient être récompensés d'un tel courage. Du courage, il en faudra justement dans deux semaines, puisque ce n'est pas moins que l'Angleterre qui se présentera au Stade de France.

 

07.02.2008

Le Traité de Lisbonne ratifié sans vrai débat national

Source : Le Figaro

Feu vert de l'Assemblée
pour le traité de Lisbonne

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
07/02/2008

L'Assemblée nationale a autorisé jeudi la France à ratifier le traité européen de Lisbonne, avant-dernière étape avant l'adoption définitive du texte. Les députés ont adopté le projet de loi lors d'un vote solennel par 336 voix contre 52. L'UMP a voté pour, de même que ses alliés du Nouveau centre. Une majorité des socialistes ont voté pour, après avoir demandé en vain un référendum. Les 18 communistes, 25 socialistes et 9 souverainistes ont voté contre. Un groupe de 84 socialistes, dont Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, n'a pas participé au scrutin et 17 autres se sont abstenus.

Bernard Kouchner a salué le vote des députés : «L'Europe entière attend ce signal de la France », a affirmé le ministre des Affaires étrangères. Il a promis que le gouvernement serait «attentif plus encore qu'il ne l'a été» à poursuivre le débat sur l'Europe, dans la perspective de la présidence française de l'Union au second semestre 2008. Au nom du PS, Pierre Moscovici a déploré un débat «un peu escamoté» et le refus de Nicolas Sarkozy d'organiser un référendum. De son côté, le communiste Jean-Claude Sandrier a dénoncé une «journée noire pour la démocratie, l'Europe et la France ».

Cinquième pays à ratifier le traité

Le texte doit maintenant être soumis à l'approbation du Sénat, pour un vote dans la nuit de jeudi à vendredi ou dans la journée de vendredi. Le traité européen sera formellement ratifié par la France après la signature du texte par le président Nicolas Sarkozy ou par son premier ministre François Fillon. Il entrera en vigueur le 1er janvier 2009. Le vote de l'Assemblée nationale a été rendu possible par la réforme préalable de la Constitution française. Une réforme approuvée lundi par les Parlementaires réunis en Congrès à Versailles.

La France sera le cinquième pays de l'UE à ratifier le nouveau traité après la Hongrie , la Slovénie , Malte et la Roumanie , et avant la Slovaquie.

«Traité simplifié»

Depuis le rejet des Français par référendum d'un projet de Constitution européenne en mai 2005, Nicolas Sarkozy avait œuvré, avec ses homologues européens, à l'élaboration d'un «traité simplifié» reprenant certains points du projet de Constitution. Il avait choisi de faire adopter le texte par la voie parlementaire, confirmant un souhait formulé lors de la campagne présidentielle.

Le nouveau traité n'est plus officiellement une Constitution, abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de «concurrence libre et non faussée». Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux et demi renouvelable.

La ratification de ce texte a semé la division au sein du Parti socialiste. Si le parti a officiellement pris position pour le «oui» au Traité de Lisbonne, plusieurs parlementaires se sont abstenus où ont voté contre la réforme préalable de la Constitution décidée lundi à Versailles.

Toutes les notes