24.06.2008
Un référendum pour la Turquie?
Source : Le Figaro
Turquie dans l'UE : pas
de référendum obligatoire
Samuel Potier (lefigaro.fr), avec AFP
24/06/2008
Le Sénat poursuit son toilettage de la réforme des institutions. Quitte à contredire directement l'Assemblée nationale sur plusieurs points-clés du texte. Dernier exemple en date cette nuit en séance plénière, lorsque les sénateurs ont supprimé, par 297 voix contre 7, un amendement introduit par les députés dans la réforme des institutions rendant obligatoire un référendum pour une adhésion éventuelle de la Turquie à l'Union Européenne.
Ils ont ainsi confirmé un premier vote en ce sens en commission des Lois lors d'un examen préparatoire du projet de loi il y a une dizaine de jours. Sous la pression de plusieurs dizaines de députés UMP, l'Assemblée avait en effet adopté le 29 mai en première lecture un amendement rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'Union européenne de pays représentant plus de 5% de sa population, ce qui concerne tout particulièrement la Turquie.
Les sénateurs sont revenus ainsi à la rédaction initiale du texte de la réforme qui supprime l'automaticité d'un référendum pour tout nouvel élargissement introduite dans la Constitution en 2005 par Jacques Chirac, alors président. Ce sera au président de la République qu'il reviendra de choisir entre ratification par voie parlementaire ou référendum de toute demande de nouvelle adhésion à l'UE. Tous partis confondus, hormis les communistes, les sénateurs ont dénoncé un amendement «offensant» et «discriminatoire» pour la Turquie «pays allié et ami».
Blanc : «On ne montre pas du doigt un pays ami»
La garde des Sceaux, Rachida Dati qui en commission avait jugé la solution des députés «équilibrée», s'en est cette fois-ci remise «à la sagesse» du Sénat. «Cet amendement a suscité des controverses et le gouvernement ne peut y être insensible, il est confiant dans la capacité du parlement de faire émerger une solution durant les navettes» parlementaires, a-t-elle ainsi déclaré.
«On ne montre pas du doigt un pays ami», a lancé Jacques Blanc (UMP). «C'est une disposition scandaleuse, indigne et méprisante pour ce pays» a renchéri Alima Boumédiene-Thiery (Verts). «On a le droit d'être pour ou contre l'adhésion de la Turquie mais on a pas le droit de se cacher derrière une rédaction hypocrite», a poursuivi de son côté Bernard Frimat (PS). «C'est l'occasion pour nous ce soir de donner à ce grand pays un témoignage d'amitié», a martelé le président de la Commission des Affaires étrangères Josselin de Rohan.
Début juin, le gouvernement turc avait fait part de son «irritation» à propos de l'amendement de l'Assemblée. Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a mis en garde les parlementaires contre le risque de «rupture plus grave qu'on ne le croit» avec Ankara, induit par ce référendum obligatoire. Ce vote devrait provoquer une levée de bouclier parmi les députés souverainistes de l'UMP qui voudront faire entendre leur voix lors de la deuxième lecture du texte à l'Assemblée nationale. La partie de ping-pong entre les deux Chambres du Parlement peut continuer.
12:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, turquie
05.06.2008
Du nouveau dans la course à la Présidentielle américaine
Source Le Figaro

Hillary Clinton a désormais en ligne de mire un possible ticket avec Barack Obama.
Clinton se ralliera
à Obama samedi
O.W. (lefigaro.fr) avec AP et AFP
05/06/2008
Elle aspirait à devenir la première présidente des Etats-Unis. Mais c'est son retrait de la course à la Maison Blanche qu'Hillary Clinton va annoncer vendredi. Selon le calendrier que la future ex-candidate s'est fixé, elle devrait annoncer son soutien à Barack Obama dès le lendemain.
L'annonce de son renoncement, rapportée mercredi par les médias américains, intervient alors que son rival a déclaré mardi avoir obtenu l'investiture démocrate à l'issue des dernières primaires. L'ex Première dame avait alors refusé de reconnaître sa défaite.
Après une journée de flottement, son équipe de campagne a finalement révélé mercredi qu'Hillary Clinton soutiendrait publiquement dès samedi la candidature de Barack Obama. « La sénatrice Hillary Clinton présidera une soirée à Washington pour remercier ses partisans et exprimer son soutien au sénateur Obama et à l'unité du parti», explique-t-elle dans un communiqué.
Selon la chaîne de télévison ABC, Hillary Clinton se serait également rendue mercredi au quartier général de sa campagne à Arlington, près de Washington, pour dire aux membres de son équipe qu'elle n'aurait plus besoin d'eux après vendredi.
Hillary Clinton a d'ailleurs fait un premier pas le même jour en reconnaissant implicitement sa défaite lors d'un discours devant l'AIPAC, le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis. «Je sais que Barack Obama sera un bon ami d'Israël», a-t-elle dit, visiblement très émue.
L'objectif prioritaire des démocrates est maintenant de se rassembler pour espérer gagner la bataille décisive en novembre contre le républicain John McCain. Barack Obama devra en effet très vite ressouder un parti divisé par la longue confrontation qui l'a opposé à l'ex Première dame. Son équipe de campagne a déjà commencé ses consultations sur le choix d'un candidat susceptible de devenir le vice-président de leur poulain. Ils n'ont divulgué encore aucun nom.
Mais le futur candidat démocrate à l'élection présidentielle a indiqué qu'il étudierait l'hypothèse d'un ticket avec celle qui fut sa rivale pendant de longs mois. «La sénatrice Clinton ne peut que figurer parmi les candidats potentiels», a-t-il déclaré sur CBS News, ajoutant être en accord avec elle sur la plupart des sujets. Cette dernière se verrait d'ailleurs bien en vice-présidente à défaut d'avoir réussi à devenir présidente des Etats-Unis. Mais pour certains, ce serait plus un cauchemar qu'un «ticket de rêve». «Je pense que ce serait la pire erreur qui puisse être commise», affirme l'ancien président américain Jimmy Carter dans un entretien à paraître samedi dans le quotidien britannique The Guardian, expliquant que ce duo ne ferait que «cumuler les aspects négatifs des deux candidats». Certains analystes soulignent les personnalités antagonistes des deux ex rivaux. Ils estiment aussi que les préjugés raciaux et racistes pourrait mettre à mal ce ticket entre un métis et une femme.
11:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : clinton, obama, présidentielles
19.04.2008
Une crise alimentaire mondiale
Source : Le Figaro

Crise alimentaire :
la disette menace au Sénégal
De notre envoyé spécial à Dakar Pierre Prier
16/04/2008
La flambée du prix du riz touche de plein fouet la population, dont la moitié vit avec moins de 2 dollars par jour.
Ona faim dans le quartier de Sant Yalla. Sous un toit de tôle ondulée, des femmes lasses égrènent un quotidien à peine supportable. Elles ne souhaitent pas donner leur nom, par dignité. La petite pièce surchauffée pourrait se trouver un peu partout dans Pikine, l'immense banlieue de Dakar où s'entassent près d'un million de personnes dans des baraques en parpaing. «Ici, on ne fait plus qu'un repas par jour, et encore…», dit l'une des participantes de la réunion. Les enfants vont souvent à l'école le ventre vide, sans les tartines et le café au lait qu'affectionnent les Sénégalais. Au déjeuner, le riz est dilué dans beaucoup d'eau. Le dîner de couscous de mil n'est plus qu'un souvenir.
Ce n'est pas la famine, mais la disette n'est pas loin. Les statistiques de la Banque mondiale sont éloquentes. Au Sénégal, le taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans atteint plus de 22 %. Pis : il est en augmentation.
Le 30 mars dernier, des femmes comme celles-ci ont défilé dans les rues de la capitale, criant «On a faim !» : une scène inédite au Sénégal. Ici comme ailleurs, la crise des prix sous-tend désormais la vie politique. Les femmes de Sant Yalla ne sont pas allées manifester : «Avec quel argent ?» L'aller-retour en car vers Dakar coûte près d'une moitié d'euro, une somme inaccessible. Plus de 50 % des Sénégalais vivent avec moins de 2 dollars par jour. Le chômage est massif. Dans les masures qui entourent la cour de Sant Yalla, des adolescents et de jeunes adultes dorment en plein jour, faute de mieux. L'économie tertiaire souhaitée par le gouvernement n'a pas encore fourni les jobs attendus.
La débrouille, l'argent envoyé par la diaspora, la solidarité faisaient la soudure. Mais la corde est en train de casser. On survit au terme de journées épuisantes, où les femmes gagnent un euro en allant chercher du poisson ou des fruits à plusieurs kilomètres pour les revendre avec une marge minuscule. La montée du prix du riz est la principale responsable. Le Sénégal, gros importateur, a pris de plein fouet l'augmentation du riz. Et le riz, les Sénégalais y ont pris goût, surtout quand il vient de l'étranger. Une habitude ancienne. La France coloniale écoulait ici la production de ses possessions asiatiques, afin de consacrer le Sénégal à la culture de l'arachide.
Remboursement de la dette
Les subventions d'État, sous forme de détaxe et de suppression de la TVA, ne semblent pas produire grand effet. Les journaux ont annoncé que le prix du riz parfumé thaïlandais, variété la plus consommée, devait retomber à 280 francs CFA (0,42 euro) le kilo. Mais une visite à l'épicerie du coin, grande comme un placard, suffit à le démontrer : le sac est encore à 350 francs, près de 30 % de plus qu'il y a six mois. «Je l'achète à 320 francs», dit le détaillant, Abdoulaye Diallo, derrière son guichet grillagé. Les Sénégalais accusent les grossistes de spéculer en retenant la marchandise. Quant à Abdoulaye, le petit commerçant de Sant Yalla, il lui arrive de faire crédit, même aux plus démunis. Par charité islamique : sa barbiche et sa calotte indiquent l'«Ibadou», ces fondamentalistes qui refusent l'islam traditionnel des confréries et qui gagnent du terrain. Autour de nous, plusieurs jeunes filles portent le hidjab bien noué sous le menton, un costume inhabituel au Sénégal.
Comment en est-on arrivé là ? Le Pr Ibrahima Sène, agronome et militant au Parti de l'indépendance et du travail (PIT, gauche), dénonce l'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale qui a canalisé les dépenses vers le remboursement de la dette, «facteur aggravant» d'une série d'erreurs : abandon de la filière arachide, dont la production est passée depuis sa privatisation de 300 000 tonnes à 60 000 tonnes cette année. Sous le gouvernement socialiste, les bénéfices devaient servir à financer la production de riz et de mil, un but jamais atteint. D'autres facteurs minent la culture du mil, comme le vieillissement des semences. Le président Wade ne regrette pas d'avoir privatisé l'arachide : «Il y avait de nombreux abus. Les gros producteurs profitaient du système de coopérative pour faire payer les petits paysans à leur place. Cinq mille agents vivaient sur le dos des paysans. Des transporteurs trafiquaient leurs déclarations.» Le chef de l'État reconnaît tout de même l'échec actuel, et espère que la filière, privatisée, va relancer la production de l'arachide.
La certitude, c'est que le pays doit faire sa révolution alimentaire et devenir autosuffisant en riz. Tout le monde pense que c'est possible au Nord dans la vallée du fleuve Sénégal, où l'on produit déjà la majorité du riz local. À condition de lever plusieurs obstacles : financement des engrais, du matériel de culture, mécanisation du battage, etc. Le professeur Sène, beaucoup moins optimiste que le président Wade (voir l'interview), estime que l'on n'y arrivera «pas avant 2030».
En attendant, il y a urgence pour les habitants de Sant Yalla et de toutes les zones de pauvreté. Il y a aussi urgence pour le gouvernement, qui a intérêt à diminuer la pression sociale, estime le représentant du FMI, Alex Segura. «Il y a des choses qu'il peut faire rapidement comme distribuer du riz et du lait aux enfants des écoles», dit-il dans son bureau de Dakar. Il pense aussi que l'État peut «opérer des transferts en cash» ; en clair : distribuer de l'argent «aux femmes, qui sauront le gérer». Paroles inédites dans la bouche d'un résident de la sévère institution internationale ? Mais la situation est elle aussi inhabituelle. Et où trouver l'argent ? «En diminuant les dépenses non prioritaires de l'État», répond l'homme du FMI, laissant à chacune le soin de les désigner.
08:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : crise alimentaire, fao, riz
11.04.2008
Une nouvelle proposition sur le cumul des mandats
Source : Le Figaro

Balkany propose le cumul
des mandats obligatoire
Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
11/04/2008
INTERVIEW - Le député-maire UMP de Levallois-Perret a déposé la semaine dernière à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à subordonner l'éligibilité des députés à l'exercice d'un mandat local.
La proposition de loi vient tout juste d'être déposée au bureau de l'Assemblée nationale. Elle est encore en attente de la cosignature éventuelle d'autres députés, mais on peut déjà deviner la polémique qu'elle ne manquera pas de déclencher sur le thème du cumul des mandats. Révélée par le blog d'Authueil, la proposition de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, suggère de «subordonner l'éligibilité au mandat de député à l'exercice d'un mandat local en cours». Pour ce proche du chef de l'État, il s'agit, d'une part, de rendre officielle une réalité déjà largement répandue et, d'autre part, de permettre aux parlementaires de rester proches des préoccupations de leurs électeurs, à l'échelon local.
Lefigaro.fr. - Quelle est la philosophie de votre proposition de loi ?
Patrick Balkany. - Beaucoup de gens disent qu'il faut supprimer le cumul des mandats. Pour moi, c'est une erreur. Au contraire, pour être un bon parlementaire, il faut «avoir les pieds dans la glaise» et être au contact des électeurs et de leurs préoccupations. J'ai peur que si demain les parlementaires n'avaient plus de mandat local, ils passeraient leur temps à philosopher et à produire des textes ne correspondant pas aux besoins et aux réalités du terrain.
Être parlementaire, c'est le mandat le plus important dans la vie politique. Aussi il ne me semble pas anormal de commencer par être conseiller municipal ou conseiller général ou encore maire. Cumuler un mandat national avec un mandat local me paraît être tout à fait complémentaire.
N'est ce pas un frein à une plus grande représentativité de la population à l'Assemblée ?
Vous connaissez beaucoup d'élus qui n'ont jamais été élus local avant d'être député ? Ma proposition peut permettre de limiter les candidatures fantaisistes. La constitution des listes pour les municipales oblige un responsable à rassembler plusieurs noms derrière lui. Pour cela, il faut quelqu'un de sérieux, d'implanté. En revanche, les règles de présentation à la députation me paraissent trop faibles. Les candidatures se multiplient et cela n'apporte pas grand-chose à la démocratie. Cela incite même à l'abstention.
Vous croyez sérieusement que cette proposition a une chance d'être adoptée ?
Une proposition de loi c'est aussi fait pour ouvrir le débat …
Est-ce une manière de dire que votre proposition n'est pas certaine d'aboutir ?
Non. Je souhaite qu'elle aboutisse, pourquoi pas en étant reprise dans un projet de loi. Mais il faut en parler. Pourquoi n'entendrait-on que les partisans de l'abolition du cumul des mandats ?
Vous avez le soutien de l'UMP sur ce projet ?
Chaque parlementaire est libre de déposer une proposition de loi sans se référer à son parti. Mais certains se sont déjà prononcés en faveur de ma proposition.
17:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : balkani, cumul des mandats
07.04.2008
Pour un retour au sein de l'OTAN?
Source : Le Figaro
Sarkozy envoie 700 soldats
en Afghanistan
J.B. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
04/04/2008
Le chef de l'État a également annoncé le possible retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'Alliance en 2009.
La France va envoyer un bataillon de 700 soldats supplémentaires dans l'est de l'Afghanistan. Ils conduiront une mission sensée accroître «la sécurité en Afghanistan et permettra l'afghanisation (des forces militaires engagées dans la lutte contre les talibans) et la reconstruction du pays». C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy jeudi lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel, lors du sommet de l'Otan à Bucarest. «J'ajoute que je ne vois pas comment nous aurions pu partir (de l'Afghanistan, ndlr), ce qui aurait signifié accepter le retour des talibans et la victoire d'al-Qaida», a précisé le président français. Selon lui, cette décision devrait permettre à «un certain nombre d'alliés» de maintenir leur contingent - il a cité le Canada - ou de l'augmenter. L'offre des Français va en effet permettre aux Etats-Unis de déployer des troupes dans le Sud, et remplir ainsi une des conditions posées par le Canada pour y maintenir son propre contingent. Selon un haut responsable français, l'Espagne, l'Australie et «un certain nombre de pays d'Europe de l'Est» envisageraient ainsi d'augmenter leur contribution à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan.
Après cette opération de renfort, évoquée la semaine dernière à Londres par le chef de l'État, le contingent français, essentiellement basé à Kaboul, devrait atteindre environ 2.300 soldats.
Retour dans le commandement intégré de l'Otan
Le président français Nicolas Sarkozy a par ailleurs confirmé que la France pourrait réintégrer le commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique au prochain sommet de l'Otan en 2009. «Chaque chose en son temps», a-t-il toutefois répondu à un journaliste qui lui demandait si une telle éventualité était possible. Pourtant, dans la version écrite du discours, distribuée à la presse avant que Nicolas Sarkozy n'intervienne devant ses partenaires, il indiquait qu'il souhaitait «prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l'Otan» en 2009. Une échéance confirmée par l'Elysée. Le chef de l'État français conditionne ce retour de la France à l'accomplissement de «progrès sur l'Europe de la défense».
Sur ce dernier sujet, Nicolas Sarkozy a salué la décision du président américain George W. Bush de soutenir le renforcement de l'Europe de la défense. «Dans la bouche du président des Etats-Unis, c'est un geste que nous attendions, qui a été remarqué, et qui montre la compréhension de ce qu'est en train de devenir l'Europe», a insisté le président français.
Le prochain sommet de l'Otan, en avril 2009, sera co-organisé par la France et l'Allemagne et aura lieu à Strasbourg et à Kehl, à la frontière franco-allemande. Les deux pays s'étaient mis d'accord pour proposer ensemble que le sommet, qui marquera le 60eme anniversaire de l'alliance, se tienne de part et d'autre du Rhin. Ce sera la première fois dans l'histoire de l'Otan que deux pays membres organisent conjointement un sommet et la première fois depuis le milieu des années 1950 que la France organise un sommet de l'Otan.
11:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : otan, sarkozy, afghanistan
31.03.2008
Des Jeux Olympiques très politisés
Les Européens divisés
sur les JO de Pékin
Alain Barluet
28/03/2008
Il incombera à la France , qui présideral'Union au moment des Jeux, de parler d'une seule voix. Les Vingt-Sept en discutent aujourd'hui en Slovénie.
Faut-il assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin pour protester contre la répression chinoise au Tibet ? La question figure au cœur de la réunion des chefs de la diplomatie européenne, aujourd'hui à Brdo, en Slovénie. À Londres, jeudi, Nicolas Sarkozy a joué la montre, témoignant du casse-tête auquel lui et ses partenaires sont confrontés. «J'espère bien qu'on va mettre à profit ces mois qui nous restent pour que la situation s'apaise et, partant, en fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture», a-t-il dit. Le chef de l'État, qui prendra la présidence de l'UE le 1er juillet prochain, a également déclaré qu'il se devait de consulter à ce propos les Vingt-Sept.
Ceux-ci apparaissent largement divisés. Certes, la plupart des États membres se réfugient, comme la France , derrière une attitude attentiste, réservant leur décision définitive afin d'inciter Pékin à entamer un dialogue avec le dalaï-lama. «Nous avons cinq mois pour voir venir», a expliqué la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
La Pologne , quant à elle, a pris position en faveur du boycott. «Je n'ai pas l'intention de participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux», a déclaré jeudi le premier ministre Donald Tusk, jugeant «la présence d'hommes politiques inopportune». À l'inverse, le Royaume-Uni, qui organisera les Jeux olympiques de 2012 et qui n'a aucun intérêt à s'associer à un boycottage risquant de se retourner contre lui, a décidé d'y participer au plus haut niveau. Sans aucun état d'âme apparent. «Nous sommes pleinement engagés à soutenir les JO», a expliqué le secrétaire au Foreign Office, David Miliband. «Nous voulons que ce soit un succès et je pense qu'il est juste que le premier ministre nous représente», a-t-il dit.
«Recoller les morceaux»
Une troisième catégorie de pays adopte une position médiane. Ainsi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré que ni Angela Merkel, ni lui-même, ni le ministre allemand des Sports n'avaient envisagé de se rendre à la cérémonie : «Dès lors, il n'y a donc rien à annuler». C'est à Nicolas Sarkozy qu'il appartiendra de «recoller les morceaux» d'une UE partagée. Confronté à une crise qui prend de l'ampleur, le président de la République s'efforce de jouer tactique. Un œil sur l'état de l'opinion, il doit également tenir compte de la pression internationale croissante sur Pékin.
Sachant aussi que, comme nombre de pays, il ne veut pas, ne peut pas, prendre à rebrousse-poil la Chine , partenaire économique et diplomatique de premier plan. «Il ne faut pas pousser la Chine à adopter un réflexe nationaliste», argumente-t-il, s'estimant bien placé pour faciliter un dialogue entre le chef spirituel des Tibétains et Pékin. Les diplomates, à l'Élysée notamment, s'activent dans ce sens, s'efforçant, selon l'un d'eux, de tenir une ligne «à la fois ferme sur les principes mais qui n'agite pas le chiffon rouge» devant les responsables chinois sur la question pour eux ultrasensible du Tibet. La voie est bien étroite. Et au chronomètre, chaque seconde nous rapproche du 8 août…
17:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jeux olympiques, chine, tibet, union européenne
26.03.2008
Une alternative!
Entretien accordé par Marie-Fanny Walckenaer, bénévole au sein de l’Association des Soins Palliatifs des Yvelines
« C’est TOUT qu’il reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire »
Bonjour Marie-Fanny, vous appartenez à l’Association des Soins Palliatifs des Yvelines (ASPY). Pouvez-vous nous en dire plus ?
Je travaille comme bénévole depuis de longues années au sein de l’ASPY où je suis bénévole à domicile après l'avoir été à l'hopital.
L’ASPY est née en 2000 et notre association est actuellement composée de 55 personnes et huit équipes : deux à l’hôpital Mignot, deux à l’hôpital de Saint Germain, une à l’hôpital Richaud, une à l’hôpital de Plaisir, une à domicile dans la région de Versailles et la dernière agissant au domicile à Trappes et aux alentours. Mais les Soins Palliatifs ont déjà une longue histoire, ils ont été créés en 1967 par Cicely Saunders qui était d’abord infirmière puis ensuite médecin. Ses idées nous semblent aujourd’hui parfaitement normales bien sûr mais à l’époque ce n’était pas du tout le cas. Elle mettait la personne malade au centre et tout devait être fait pour son confort et pour son agrément. Elle a appelé cet ensemble « palliative care », les soins palliatifs, et le définissait ainsi : « c’est tout ce qui reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire ».
Pourquoi vous êtes-vous engagée dans cette association ?
Pour avoir connu des personnes qui sont mortes seules, abandonnées. Et aussi parce que j'ai connu une des fondatrices de l'ASPF , elle aussi comme Cecily Sanders infirmière puis médecin voulant tout faire pour que le malade se sente le mieux possible jusqu'au bout en gardant si possible sa liberté de penser à autre chose qu'à sa douleur grace à l'aide médicale, psychologique, affectif ou religieux qu'il désire .
J'aime les relations humaines et quoi de plus beau que de voir un être dans sa vérité car on ne triche pas quand on souffre
Vous savez, je crois que la vie n’a un prix que si on la voit au regard de sa mort.
Mais Marie-Fanny, pourriez-vous clarifier les notions de soins palliatifs et d’euthanasie pour nos lecteurs ?
Tout d’abord, il ne faut pas confondre l’euthanasie active et passive. En effet, l’euthanasie active suppose que l’on demande à quelqu’un d’autre et plus particulièrement un médecin d’être partie prenante dans la mort d’un malade. On peut légitimement se poser la question par rapport à cette lourde responsabilité qu’on lui fait porter. D’après moi, par l’euthanasie active, on vole la mort de quelqu’un, on l’élimine !! une des principales raisons avancées dans les demandes d’euthanasie active est le souci de partir dans la dignité. Il faut avoir un corps en parfait état, être beau ! Mais qu’est-ce-que la beauté ? Pour moi, il n’y a pas de mort « digne » de la même façon qu’il n’y a pas de naissance « digne » !
Maintenant qu’est-ce que l’euthanasie passive. Pour moi, l’emploi du terme « euthanasie » pour qualifier cette pratique est tout simplement inappropriée ! La loi Léonetti, votée à l’unanimité, est vraiment importante pour nous tous car elle reconnaît en particulier l’arrêt d'un traitement, d' un appareil qui maintient en vie.Mais cequi est très imortant c'est que la décision est collégiale le malade, sa famille ,le médecin et les infirmière en discutent, expliquent le pour et le contre avant que le médecin prenne la responsabilité de la décision.
Enfin, les Soins Palliatifs ont débuté en 1999 avec la loi Kouchner qui les fonde et en proclame l’accès généralisé. Elle a été complétée en 2005 par la loi Léonetti. Les soins palliatifs sont pris à 100 % en charge par la Sécurité Sociale. D’après la définition, les Soins Palliatifs sont :
«des soins actifs dans une approche globale d’une personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. » Leur objectif est de soulager la douleur physique et de prendre en compte la souffrance psychologique et sociale. Ceux qui les pratiquent refusent toute obstination déraisonnable et se refusent également à provoquer intentionnellement la mort. Dans cette dynamique, l’ASP a voulu se définir comme apolitique et aconfessionnelle. C’est une association qui développe particulièrement l’écoute du malade.
Une des promesses de Nicolas Sarkozy avant son élection avait été de promouvoir le développement des services de Soins Palliatifs. Dans la pratique, avez-vous un réel changement ?
Ecoutez, je pense que Monsieur Sarkozy, avant son élection n’avait pas dû lire la loi. Il y a certes des subventions de l’Etat (CNAM), des municipalités et des Conseils Généraux, mais l’enveloppe financière attribuée aux Soins Palliatifs n’a pas été revue à la hausse alors que les associations, elles, se sont multipliées !
Pour conclure, sachant que 95 % des malades qui ont déjà pensé à l’euthanasie ne le désirent plus après avoir eu recours aux Soins Palliatifs, que pourriez-vous dire à nos lecteurs qui hésiteraient à s’engager dans ce type d’association ?
C’est une œuvre passionnante ! Contrairement aux idées reçues, il n’y a que peu de tristesse, l’accompagnement est toujours joyeux. Cependant, il faut aimer les relations humaines : n’oublions pas que c’est un cadeau que nous fait le malade, il ouvre son cœur, sa souffrance. Les gens sont dans la vérité, il n’y a pas de comédie possible, de faux semblants. C’est donc quelque chose de très enrichissant.
Merci Marie-Fanny de m’avoir reçu pour cet entretien et d’avoir pensé à nos lecteurs qui veulent en savoir plus sur l’accompagnement en fin de vie.
Jean-Baptiste
21:37 Publié dans Actualité, Science | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : soins palliatifs, euthanasie, entretien
22.03.2008
Le deuxième acte des réformes
Source : Le Figaro

Jean-François Copé: « Les Français attendent de nous du courage dans la démarche, de la clarté dans nos réformes et de la concertation. » Crédits photo : Le Figaro
Copé : «Les réformes,
c'est maintenant ou jamais»
Propos recueillis par Sophie Huet
21/03/2008
«Nier» la défaite des municipales «serait ridicule», estime le président du groupe UMP.
LE FIGARO. Comment voyez-vous le PS après sa victoire aux élections municipales et cantonales?Jean-François COPÉ. C'est toute la contradiction. Ce sont les fiefs roses qui sortent renforcés de ces élections, ce n'est pas le Parti socialiste lui-même. Je trouve bien au contraire les socialistes plus divisés que jamais. Ils ont deux défis à relever : au niveau local, comment résister à la tentation de faire exploser les impôts locaux. Et au niveau national, comment être capable de faire enfin des propositions crédibles plutôt que de se borner à faire l'antijeu sur tout ce que nous proposons pour la France.
Les députés UMP ont été traumatisés par la défaite électorale. Comment allez-vous gérer cette situation?
Nous venons de vivre une défaite. Le nier serait ridicule. Le premier travail à faire est un exercice de lucidité auquel nous nous sommes livrés cette semaine, sans oublier que 80 % des députés UMP candidats ont été élus. J'ai souhaité que ce débat ait lieu librement, car c'est ma responsabilité de président de groupe, et que chacun soit respecté. C'est la condition pour garder un état d'esprit positif dans notre équipe. Maintenant, les Français attendent de nous du courage dans la démarche, de la clarté dans nos réformes et de la concertation, pour que personne ne se sente exclu du débat.
Nous entrons dans l'acte II de la présidence de Nicolas Sarkozy. Nous avons deux ans sans élection locale. Ces deux années doivent être mises à profit pour lancer, accélérer et réussir les réformes que nous devons engager. Dans ce contexte, notre majorité entend jouer un rôle de premier plan aux côtés du président de la République et du premier ministre. C'est maintenant ou jamais ! Et c'est dans les trois mois que cela doit se décider, avant que ne commence la présidence française de l'Union européenne.
La «coproduction législative» entre le gouvernement et le Parlement, que vous appelez de vos vœux, n'est-elle pas contraire à l'esprit de nos institutions?
Ah non ! C'est la pratique actuelle qui n'a rien à voir avec l'esprit de nos institutions et l'équilibre des pouvoirs. Le temps des projets tout ficelés votés en urgence par des parlementaires muets d'admiration est révolu. Avec le président et le premier ministre, nous avons défini une nouvelle méthode de travail qui modernise le rapport entre l'exécutif et le législatif. Concrètement, dès que l'idée d'une loi émerge, les députés UMP y seront associés. Nous mènerons ainsi ensemble les travaux exploratoires, les auditions, les études d'impact, les échanges avec nos électeurs, notamment par Internet. D'ailleurs, nous avons lancé deux exemples d'application immédiate : la reprise des propositions du rapport Attali et l'avenir de la télévision publique.
La réforme de l'État ne se heurte-t-elle pas à la réalité du terrain, chaque député voulant conserver son tribunal et son hôpital?
Chacun doit comprendre une chose. Nous, les députés UMP, nous soutiendrons toujours à 100% les réformes de Nicolas Sarkozy, parce qu'elles sont indispensables ; mais, en contrepartie, nous voulons y être associés à 100%. Bien sûr, la réforme de l'État suscite ici ou là quelques grincements de dents, mais ce qui compte le plus, c'est la concertation, qui est parfois insuffisante. Quand on prend le temps d'expliquer, d'écouter, de planifier dans le temps, les choses se passent toujours mieux.
La réforme des institutions peut-elle, comme le souhaite Bernard Accoyer, recueillir le consensus le plus large?
Oui bien sûr, car cette réforme nous concerne tous, majorité comme opposition. Son principal objectif est de renforcer les pouvoirs du Parlement. Je ne peux pas imaginer que l'opposition ne soit pas aux côtés de la majorité dans sa démarche.
Qu'allez-vous reprendre des propositions du rapport Attali?
C'est trop tôt pour le dire. J'ai rencontré longuement Jacques Attali jeudi. Son rapport comprend des propositions de très grande qualité. Nous avons décidé de rebondir sur ces propositions pour en faire le projet des députés UMP au service de la croissance, de l'emploi et du pouvoir d'achat. Cent soixante d'entre nous se sont mobilisés pour travailler en détail sur ce rapport avec en tête trois mots-clés : le courage, le dialogue et l'action.
Vous présidez la commission sur l'avenir de la télévision publique française. Où en êtes-vous dans vos réflexions?
Le rythme s'accélère. Nous travaillons en toute transparence. Nous avons multiplié les auditions, mais nous procédons par étapes. Dans quelques jours, nous lancerons le site Internet qui permettra aux Français de donner leur avis. Croyez-moi, ce rapport ne sera pas de l'eau tiède. Il s'agit d'imaginer un nouveau modèle de télévision publique du futur.
Seriez-vous partisan de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO en Chine pour protester contre les répressions au Tibet?
J'ai été très choqué par ces répressions. Mais, pour autant, je prends mes responsabilités. Ce n'est pas en claquant la porte à la Chine que nous ferons avancer la démocratie et les droits de l'homme. En choisissant Pékin, le CIO a fait le pari que les JO apporteraient un souffle de liberté en Chine. Espérons que ce sera un pari gagnant, là où un boycott reviendrait en fait à détourner le regard.
19:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copé, réformes, municipales, attali, jeux olympiques
29.02.2008
Une flexicurité à la française?
Source : Le Figaro
Les pistes de Besson
pour la flexicurité en France
Anne Jouan
27/02/2008

Éric Besson en est convaincu : le sujet de la flexicurité, alliance de souplesse et de sécurité dans le droit du travail, sera au cœur de l'année 2008. Et de citer l'accord sur la modernisation du marché du travail qui a été ratifié le 11 janvier par quatre organisations syndicales sur cinq (CGT exceptée), ainsi que la mission européenne menée par Gérard Larcher sur le sujet.
Mardi, le secrétaire d'État chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques a remis le rapport sur la flexicurité en Europe dont le premier ministre l'avait chargé. Il a ainsi étudié les cas de l'Allemagne, du Danemark, de l'Espagne, de l'Italie, du Royaume-Uni et de la Suède. «Les pays du Nord restent une référence en matière de flexicurité, a-t-il expliqué. Ils ont ouvert la voie, ils sont en avance. Et celui qui a le modèle le plus cohérent et le plus accompli est le Danemark.» Mais à la question de savoir si la France pourrait reproduire le modèle danois, Éric Besson est nuancé. «Il s'agit de pays de taille et de culture différentes. Là-bas, le taux de syndicalisation est très élevé, les syndicats sont réformistes et le pays est très ouvert sur la compétitivité internationale, a-t-il relevé. Non, ce modèle n'est pas transposable en France, mais l'on peut s'en inspirer et faire en sorte que le législateur tout comme les partenaires sociaux regardent ce qui s'y fait.» En revanche, pas question de s'inspirer des Britanniques, jugés trop «brutaux» en matière d'indemnisation en cas de rupture.
Aider la mobilité géographique
Selon lui, la France pourrait s'inspirer de cinq «grands principes d'action». Tout d'abord, atténuer la segmentation du marché du travail entre les différents types de contrat. En clair, il conviendrait de faciliter les passerelles entre CDD et CDI. Il serait également intéressant de développer les négociations collectives dans le cadre de restructurations industrielles pour les reclassements, par exemple. Éric Besson préconise d'accompagner les transitions d'un emploi à un autre grâce à un transfert d'ancienneté et de développer l'«éducation permanente», autrement dit, la formation professionnelle. Enfin, il recommande de mieux s'adapter aux rythmes de vie professionnels et personnels et de développer les aides à la mobilité géographique.
L'ancien secrétaire national à l'Économie du parti socialiste a par ailleurs insisté sur le fait que la flexibilité est demandée par les entreprises et la sécurité par les salariés. Mais pas uniquement. Selon lui, les entreprises réclament également plus de sécurité, en matière juridique notamment et les salariés plus de flexibilité. «Leur but est de tracer, en toute autonomie, leur parcours professionnel», a-t-il observé.
La France n'est pas absente de cet idéal de flexicurité, a expliqué en substance Éric Besson : «Ce processus est en cours chez nous, c'est ce que porte Xavier Bertrand.» Pour ce faire, il est important de considérer la mondialisation comme une donnée et non comme une menace. «Elle peut être un atout pour ceux qui s'adaptent et qui anticipent», a-t-il noté. Le meilleur exemple de la lucidité grandissante des Français réside selon lui dans cet accord sur la modernisation du marché du travail qui sera bientôt transcrit en loi.
09:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : besson, travail, flexicurité
25.02.2008
Quel hommage aux victimes de la Shoah?
Que penser de la proposition de Nicolas Sarkozy demandant à chaque élève de CM2 de parrainer un enfant victime de la Shoah ? Cette question a déclenché en quelques jours une sérieuse polémique. Par delà une certaine mode actuelle anti-Sarkozy, penchons-nous sur les débats suscités par cette initiative présidentielle.
Tout d'abord, certains reprochent à cette proposition de s'adresser à des enfants trop jeunes. En effet, il y a un risque non négligeable de traumatiser ces enfants, qui aujourd'hui, ont parfois du mal à faire la différence entre les fictions violentes des jeux vidéos par exemple, et la réalité. Ces élèves sont peut-être trop jeunes pour arriver à faire la part des choses. Mais, cette idée de rappeler aux jeunes les erreurs du passé, pour mieux construire l'avenir, est très louable et mérite d'être saluée. Mais tout le monde s'accorde le principe du devoir de mémoire, et s'il y a débat, il concernera essentiellement les « moyens » à employer, si l'on peut ici parler de « moyens ».
Une solution plus consensuelle pourra être trouvée avec la réunion d'une commission où siègera Simone Weil, qui s'était d'abord opposée à ce projet.
Enfin, certains rétorquent « Pourquoi ne pas faire de même avec les Arméniens et avec tous les autres martyrs ? » Mais pour un pays élevé dans le souvenir de l'unicité et de l'universalité de la Shoah, crime raciste par définition, son enseignement contribue à s'armer contre toutes les formes d'extrémismes. La compétition entre les différentes mémoires est vraiment malsaine et n'a pas lieu d'être dans notre pays.
Louis
21:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, shoah



